Blog de la Fédération Départementale de la Marne de l'Union des Démocrates et Indépendants
12 Mars 2013
De Rudy Salles, Député (UDI) de la 3e circonscription des Alpes-Maritimes
Le recrutement d’enseignants supplémentaires ne règle pas les problèmes
Ce projet de loi s’intéresse uniquement à l’école primaire, celle-ci est très importante, elle conditionne la suite du parcours des élèves. Ceci étant, le texte ne tient absolument pas compte de l’environnement de l’école et reste déconnecté de la réalité. La grande urgence demeure d’apprendre aux élèves à lire, compter et écrire correctement à la fin de l’école primaire. Je ne pense pas que ce projet de loi le permette. Ça n’est pas en recrutant 60.000 enseignants que le problème va être réglé, mais bien en essayant d’adapter les programmes aux élèves et à leur environnement. L’Education nationale compte beaucoup plus d’enseignants aujourd’hui que sous Lionel Jospin et moins d’élèves dans les classes qu’au début des années 2000. Des professeurs dont on ne sait pas d’ailleurs comment ils seront payés à l’heure où le gouvernement recherche 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires pour boucler le budget. Cette mesure est avant tout une proposition de campagne décalée et inapplicable.
Si l’UDI est d’accord avec le remplacement des IUFM par de nouvelles écoles de formation pour les professeurs, la proposition faite par le gouvernement reste floue. Rien n’est dit sur la formation continue des professeurs. Le texte comporte également un plan informatique qui prévoit de doter les écoles d’ordinateurs. Très bien mais aucune formation n’est prévue pour les élèves et les enseignants. Il faut donner aux enfants l’esprit critique nécessaire à l’égard de l’outil informatique qui peut être la meilleure et la pire des choses pour les élèves.
Le diktat du ministre de l’Education nationale
Durant tout l’examen de ce texte en commission, nous avons senti une gauche absolument dogmatique et un ministre de l’Education fermé aux propositions de l’opposition. J’ai néanmoins réussi à faire passer un amendement, adopté à l’unanimité, qui fera pavoiser systématiquement le drapeau tricolore sur le fronton de toutes les écoles de France. En outre, nous nous sommes battus contre un amendement socialiste qui consistait à débaptiser l’école maternelle. A l’époque du « mariage pour tous » la gauche veut faire disparaître tout ce qui réfère au père ou à la mère. Cet amendement a été rejeté, par conséquent, l’école maternelle conservera son appellation.